LA GALERIE AKIÉ ARICHI & LES ÉDITIONS ARICHI

EXPOSITIONS : JEUDI 24 JANVIER - 3 MARS 2019

dEUX ARTISTES JAPONAIS

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ARTISTE

TAKAHISA KAMIYA, ICHIRO SATO TESSEN

DATES DE L'EXPOSITION
JEUDI 24 JANVIER - 3 MARS 2019
DATE DU VERNISSAGE
JEUDI 24 JANVIER DE 18H A 20H30


Takahisa KAMIYA est né en 1948 à Tokyo et vit à Paris. La galerie présente une dizaine d’œuvres reliefs à cette occasion pour la cinquième fois. Une œuvre surprenante et séductive par ces impressionnants entrelacs de matière, ces évocations graphiques sculptées qui vous déportent au-delà d’un paysage naturel.
Une sorte de tablature du passage du temps en fraction perpétuelle. Une déposition des formes et des feuilles établissant une progression à la divination des figures évoquées. Les éléments fondamentaux ponctuent
l’entropie discordante avec la terre, la pierre et l’eau en fusion alchimique du feu. L'art doit susciter une surprise d'où une délectation pour les yeux et enfin pour la compréhension mentale, quelques efforts afin d'intégrer dans ces nouveaux objets d'art, la part sacrée qu'induit toute euvre d'art. Takahisa Kamiya porte ce défi, il nous mène vers cette saisissante étrangeté mentale dont les yeux peuvent caresser, et ainsi prouver notre appartenance au monde.

Ichiro Sato Tessen est un artiste Japonais, né en 1947 à Tokyo et vivant au Japon. La galerie
présente ses œuvres récentes. Après être diplômé de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, il a enseigné la calligraphie à Bruxelles.
Il présente une quinzaine de tableaux et une dizaine de dessins sur papier japonais. Son travail est essentiellement peint à l'encre de chine. Pour Sato peindre est un voyage pour trouver un paysage de soi sous l'inconscient collectif, comme on marche sur une montagne pour trouver le chemin du sommet et atteindre à la sérénité.
Son coup de pinceau est rapide et spontané. C'est à dire chaque trace de pinceau à l'encre
de chine montre son état d'âme et le temps immédiat. La spontanéité n'est pas automatisme inconscient mais plutôt sous la conscience de soi. Comme on dit que l’encre possède cinq nuances, l’encre est le matériel mystérieux qui est riche en nuances.
La technique de la calligraphie nous demande de faire le trait rythmique d’un seul coup sans coupure. « Utilisant cette manière, j’ai essayé de présenter l’esprit comme une énergie vitale.
C’est très important pour l’état d’âme à ce moment-là. En concentrant l’esprit, j’essaie de maintenir l’état vide oubliant de soi ; grâce à cet effort l’esprit commence à entrer et peut exprimer le vrai de soi. Si je pense trop à peindre quelque chose, je ne peux pas peindre ce que je voudrais. En m'éloignant de soi pour peindre consciemment, j’arrive vraiment à peindre consciemment sous cette action . A ce stade, il me semble avoir la sensation que ma main est guidée par le dieu. Entre l’hésitation de peindre ou de ne pas peindre, une bonne œuvre naît lorsque je trouve une harmonie. Pour moi l’œuvre semble l’état d’âme de ma vie ainsi qu’un journal. La vie doit continuer de ramer avec un petit bateau sur la mer afin de retrouver le nouveau monde et je rame en espérant arriver à cet endroit.Cette œuvre est donc une page de ma vie. »

EXPOSITIONS : 29 NOVEMBRE 2018 - 15 JANVIER 2019

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ARTISTE

PIERRE ANTONIUCCI GILBERT LASCAULT tAKESADA MATSUTANI
CLAUDINE BOHI MICHEL LASCAULT ANNETTE MESSAGER
FRANCKDAVID JOÊL LEICK VERA MOLINAR
ERIC DUYCKAERTS CHLOE MARTHIEZ ANTOINE POUPEL
KANARIA GERMAIN ROESZ

DATES DE L'EXPOSITION
29 NOVEMBRE 2018 - 15 JANVIER 2019
DATE DU VERNISSAGE
JEUDI 29 NOVEMBRE 2018 0 18 HEURES
COMMISSAIRE : MICHEL LASCAULT

Une post-conception érotique (voire érotiqueer, du mot queer, « bizarre », utilisé pour désigner les définitions culturelles et sexuelles autonomes, par opposition aux références idéologisées reliées à une pseudo-nature) déplacerait le corps représenté, si souvent représenté, et en détail, et la relation des corps vers une approche de sexes et de sexualités pensables ou impensables, parfois en deçà de leurs figurations normatives. Elle serait d’abord plurielle, relative à l’élaboration propre des artistes ou duos d’artistes. Elle prolongerait indéfiniment le désir dans l’inquiétante étrangeté du conceptuel et du culturel. Elle se situerait, dans l’histoire de l’art, à la suite de l’économie du désir chez Duchamp où le sexe rencontre les turbines, les tubes, l’hydraulique, la mécanique, les mots, les dispositifs de voyeurisme.
Aujourd’hui, le sexe déborde, le sein scintille, le coït crépite au fond de l’écran. On filme et ça fascine. La pulsion scopique nous entraîne par le trou de la serrure et de l’« objectif » vers le trou du visible, au fond du trou et à la surface des trous. La polysémie délirante où se répand l’obsession sexuelle de l’inconscient réduit par métaphores l’univers à un ensemble de données partouziales. Sans compter les sons, les nerfs, la langue, les genres des noms et des êtres, indéfniment cis- ou trans-cendés selon l’impulsion et la traduction… Comment donc louvoyer avec la culpabilité du de la voyeu.r.se et de l’exhibition-niste, que poursuivent le sadisme social, l’hypocrisie puritaine ? Peut-on axiomatiser Vénus anadyomène, née de la castration d’Ouranos, mêlée de sperme, de sang et d’eau de mer ?

Cette exposition autour d’un érotisme voilé (ou de son anagramme, l’isomètre olive), voilé par l’élaboration conceptuelle, a réuni des artistes autour de cette réflexion. Elle rencontre les univers propres des artistes, mais aussi Erik Satie, Marcel Duchamp, Jorge Luis Borges, Kurt Vonnegut, les débats théologiques ou l’optique. La barre frontière du (non)rapport sexuel se rejoue dans le rapport Eros/ oeuvre. La salive, le sang, l’haleine, l’eau subtile, la coulure, la « puissance timide », les points de contact, les caresses, l’érection, l’élasticité, la fusion, divisent la volupté en certains de ses moments.
Les matières et les formes de Takesada Matsutani renvoient aux visions fantomales. La féminité chez Annette ­Messager est habitée par l’histoire des femmes et de la virginité. Le signifiant chez Gilbert Lascault interroge et excite le langage jusqu’à la critique d’art fictionnelle.
La combinatoire de Claudine Bohi et Germain Roesz transpose la rencontre amoureuse dans la géométrie errante des reflets et des réfractions, dans l’anneau de Moebius du toucher ou la méthode du miroir tournant. Antoine Poupel invoque le mythologique du côté d’un néopaganisme photographique. franckDavid scénographie le concept dans l’installation, métaphorise l’impalpable de la caresse et de la griffure. Les sculptures de Pierre Antoniucci ou les dessins à quatre mains d’Eric Duyckaerts et de Chloé Mathiez débordent Aphrodite par les jeux de langage et de textures, ainsi que par l’humour. Cet humour traverse l’Autoportrait/Nu de Vera Molnar, encre de jeunesse singulière. Chez Joël Leick, la place réservée à l’espace vierge, le fragmentaire allusif et le collage ouvrent le champ à l’imagination. Kanaria mêle enfance, peinture, céramique, animalité et sexualité.

Michel Lascault

EXPOSITIONS : DU 10 SEPTEMBRE AU 15 OCTOBRE 2018

peintures et travaux sur papier

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ARTISTE

CLAUDE GESVRET ET HIROYUKI MORIYAMA

DATES DE L'EXPOSITION
DU 10 SEPTEMBRE AU 15 OCTOBRE 2018
DATE DU VERNISSAGE
MERCREDI 12 SEPTEMBRE DE 18H A 20H30
Ouverture dimanche 23 septembre de 12h à 19h
à l'occasion d'"Un Dimanche à la Galerie" organisés par la Mairie et CPGA

Galerie Akié Arichi est heureuse de présenter les œuvres de Claude
Gesvret et d’Hiroyuki Moriyama.
Claude Gesvret est un artiste français, né en Bretagne en 1952. Il est diplômé de l’ENSBA de Paris, titulaire d’un DEA d’arts plastiques de Paris 1, il est également diplômé en psychologie et psychanalyse de Paris VII et Paris VIII. Depuis 1977, il présente ses œuvres dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger, (dernière exposition au Musée Olympique de Séoul en 2016). Chez Claude Gesvret l’aboutissement des opérations plastiques, l’achèvement du tableau, coïncident avec l’émergence d’une autonomie de la couleur et de la composition ; un détachement des histoires qu’il se raconte en face d’une image, d’un lieu, d’un paysage. C’est l’instant où la peinture se met à vivre de façon autonome dans le regard du spectateur, indépendamment des choix initiaux qui l’on motivée. Il se crée alors un acte de sublimation dans lequel c’est la spontanéité du coup de pinceau qui permet un accès au désir et au pur plaisir de peindre… Avec cette exposition, la Galerie Akié Arichi rend hommage à la création foisonnante de cet artiste qui y présente une douzaines d’œuvres
Hiroyuki Moriyama est un artiste japonais (1936-2008). Il a vécu en France pendant 45ans. Il a fait
l’ENSBA de Paris. Ses œuvres ont présenté dans de nombreuses collections publiques et privées. Il
a obtenu un Grand prix d’art du 21e siècle au Japon en 1996. La galerie présente ses vingtaines œuvres. - Imprégné de l’esprit bouddhiste, Moriyama apporte une pudique contribution à ce qu’il nommait lui-même la « partition universelle », risquant la réponse picturale d’un esprit créateur confronté au mystère de sa fugace humanité. Vide et Matière, le titre emblématique de l’un de ses
tableaux résume la recherche inlassable d’une inaccessible harmonie, d’un accord si ardemment désiré mais toujours differé entre l’homme et l’univers. Noirs et blancs, les signes se bousculent et soudainement s’ordonnent comme les empreintes d’une vie, dans l’élision d’une fragilité ineffaçable. - extrait du texte de Nicole Ambourg, conservatrice.