LA GALERIE AKIÉ ARICHI & LES ÉDITIONS ARICHI

EXPOSITIONS : 13 Mars - 20 Avril 2019

cartons d'invitation

* cliquer sur l'image pour l'agrandir

ARTISTE

Alfonso DIAZ URIBE, Kate VAN HOUTEN, Katsuji KISHIDA, Go SEGAWA,
Haruhiko SUNAGAWA, Vincent VERDEGUER, Véronique OGNAR

DATES DE L'EXPOSITION
13 Mars - 20 Avril 2019
DATE DU VERNISSAGE
13 Mars 2019 de 18h - 20h30
Sculptures, dessins en presence des artistes

Galerie Akié Arichi est heureuse de présenter les œuvres de sept artistes. Katsuji KISHIDA est un sculpteur, né en 1937 à Tokyo, et installé à Paris en 1970. Ses sculptures ont une allure ascensionnelle et aspirent à la monumentalité, ramassées sur leur écorce crevassée et couturée, tressée de plaques parfois couronnées d’unités lamelliformes, arc-boutées sur une colonne vertébrale stabilisatrice: c’est toujours l’acier peint monochrome qui prête son épiderme fractionné aux combinatoires syncopées de KISHIDA. Entre ressacs structurels et géométrie régulatrice, tradition orientale et avancées occidentales, KISHIDA creuse sa propre route avec autorité, en traduisant ce qu’il ressent au plus profond de lui-même. Kate Van Houten est une artiste d’origine américaine, installée à Paris depuis années ‘70. « Ma pointe de départ a toujours été les forces et les formes dans la nature. Il y a un dialogue continu entre les questions que je me pose et celles posées par les matériaux , dans ce cas  l’albâtre et le verre liquide. Cela signifie qu’il faut écouter et confronter les matériaux—leur force et leur unicité.  Je dois être  très vigilante pendant que je cajole la pierre ou que je forme le verre liquide pour  répondre à ma nature. » - Kate Van Houten.
Alfonso DIAZ URIBE est un artiste colombien, né en 1955 à Bogota. Alfonso Díaz Uribe fait naître des formes « informes », abstraites, mais dans lesquelles on devine une multitude de paramètres : des animaux, des organismes, des figures, des chiffres, des lettres, une forêt, des symboles, etc. Leur ordre est incertain et aléatoire, un peu comme les pratiques et les rituels chamaniques.
L’aspect esthétique où beauté et laideur sont convoquées, se double d’un aspect fortement symbolique où interviennent le serpent, le jaguar et le condor. Une émotion, difficile à définir, nous étreint, venue d’une rencontre entre les mondes de la conscience et de l’ inconscient. Il présente ses dernières sculptures en céramique. Go SEGAWA est un artiste japonais , né 1970 à Tokyo. Le travail de Go Segawa mêle peinture et sculpture. L'artiste joue sur la géométrie et sur les dimensions pour proposer aux spectateurs des œuvres évoquant l'esthétisme virtuel et le travail fait sur ordinateur. 
Sur des feuilles de Plexiglas, l'artiste dessine à l'acrylique ou au graphite. Il superpose ensuite les différentes feuilles, pour aboutir à une création en trois dimensions. Cette technique incroyablement méticuleuse n'est pas sans rappeler l'origami, l'art japonais du pliage de papier.  Haruhiko SUNAGAWA
est un artiste japonais , né en 1947. "La ligne droite n’existe pas dans la nature" "Donc j’ose essayer de dessiner la ligne droite dans l’espace, dans la nature et tente de chercher le sens sur la forme géométrique, qui est reliée par les points facultatifs de la ligne droite. A ce propos, l’origine du mot Géométrie est Géo (terre) et Métrie (le mesurage). Les formes découpées ou pénétrées dans l’espace donnent l’illusion de l’espace vide que je cherche. Du point à la ligne droite, de la ligne droite au plan, ces essais sur l’espace dans un paysage naturel stimulent mon imagination comme la constellation qui est formée par les lignes droites entre les étoiles." - Haruhiko Sunagawa. Vincent VEDEGUER est un artiste français , née en 1951 à Paris. Il présente des sculptures en céramique. La céramique est une pratique alchimique sacrée, qui transmute la terre, le feu et l’eau. Contenu de tous les symboles de nombreuses cultures à travers l’espace et le temps. Cette transmutation solaire est un accélérateur aux changements aux trans- mutations symboliques de l’homme ; de l’inconscient au conscient, témoignage du rapprochement 
de l’homme à lui-même. - Vincent Verdeguer Véronique OGNAR est une artiste française, né en 1961. Elle est verrier et présente une pièce en verre filé et végétaux qui est transparente, fragile et mystérieuse.

EXPOSITIONS : JEUDI 24 JANVIER - 3 MARS 2019

dEUX ARTISTES JAPONAIS

cartons d'invitation

* cliquer sur l'image pour l'agrandir

ARTISTE

TAKAHISA KAMIYA, ICHIRO SATO TESSEN

DATES DE L'EXPOSITION
JEUDI 24 JANVIER - 3 MARS 2019
DATE DU VERNISSAGE
JEUDI 24 JANVIER DE 18H A 20H30


Takahisa KAMIYA est né en 1948 à Tokyo et vit à Paris. La galerie présente une dizaine d’œuvres reliefs à cette occasion pour la cinquième fois. Une œuvre surprenante et séductive par ces impressionnants entrelacs de matière, ces évocations graphiques sculptées qui vous déportent au-delà d’un paysage naturel.
Une sorte de tablature du passage du temps en fraction perpétuelle. Une déposition des formes et des feuilles établissant une progression à la divination des figures évoquées. Les éléments fondamentaux ponctuent
l’entropie discordante avec la terre, la pierre et l’eau en fusion alchimique du feu. L'art doit susciter une surprise d'où une délectation pour les yeux et enfin pour la compréhension mentale, quelques efforts afin d'intégrer dans ces nouveaux objets d'art, la part sacrée qu'induit toute euvre d'art. Takahisa Kamiya porte ce défi, il nous mène vers cette saisissante étrangeté mentale dont les yeux peuvent caresser, et ainsi prouver notre appartenance au monde.

Ichiro Sato Tessen est un artiste Japonais, né en 1947 à Tokyo et vivant au Japon. La galerie
présente ses œuvres récentes. Après être diplômé de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, il a enseigné la calligraphie à Bruxelles.
Il présente une quinzaine de tableaux et une dizaine de dessins sur papier japonais. Son travail est essentiellement peint à l'encre de chine. Pour Sato peindre est un voyage pour trouver un paysage de soi sous l'inconscient collectif, comme on marche sur une montagne pour trouver le chemin du sommet et atteindre à la sérénité.
Son coup de pinceau est rapide et spontané. C'est à dire chaque trace de pinceau à l'encre
de chine montre son état d'âme et le temps immédiat. La spontanéité n'est pas automatisme inconscient mais plutôt sous la conscience de soi. Comme on dit que l’encre possède cinq nuances, l’encre est le matériel mystérieux qui est riche en nuances.
La technique de la calligraphie nous demande de faire le trait rythmique d’un seul coup sans coupure. « Utilisant cette manière, j’ai essayé de présenter l’esprit comme une énergie vitale.
C’est très important pour l’état d’âme à ce moment-là. En concentrant l’esprit, j’essaie de maintenir l’état vide oubliant de soi ; grâce à cet effort l’esprit commence à entrer et peut exprimer le vrai de soi. Si je pense trop à peindre quelque chose, je ne peux pas peindre ce que je voudrais. En m'éloignant de soi pour peindre consciemment, j’arrive vraiment à peindre consciemment sous cette action . A ce stade, il me semble avoir la sensation que ma main est guidée par le dieu. Entre l’hésitation de peindre ou de ne pas peindre, une bonne œuvre naît lorsque je trouve une harmonie. Pour moi l’œuvre semble l’état d’âme de ma vie ainsi qu’un journal. La vie doit continuer de ramer avec un petit bateau sur la mer afin de retrouver le nouveau monde et je rame en espérant arriver à cet endroit.Cette œuvre est donc une page de ma vie. »

EXPOSITIONS : 29 NOVEMBRE 2018 - 15 JANVIER 2019

cartons d'invitation

* cliquer sur l'image pour l'agrandir

ARTISTE

PIERRE ANTONIUCCI GILBERT LASCAULT tAKESADA MATSUTANI
CLAUDINE BOHI MICHEL LASCAULT ANNETTE MESSAGER
FRANCKDAVID JOÊL LEICK VERA MOLINAR
ERIC DUYCKAERTS CHLOE MARTHIEZ ANTOINE POUPEL
KANARIA GERMAIN ROESZ

DATES DE L'EXPOSITION
29 NOVEMBRE 2018 - 15 JANVIER 2019
DATE DU VERNISSAGE
JEUDI 29 NOVEMBRE 2018 0 18 HEURES
COMMISSAIRE : MICHEL LASCAULT

Une post-conception érotique (voire érotiqueer, du mot queer, « bizarre », utilisé pour désigner les définitions culturelles et sexuelles autonomes, par opposition aux références idéologisées reliées à une pseudo-nature) déplacerait le corps représenté, si souvent représenté, et en détail, et la relation des corps vers une approche de sexes et de sexualités pensables ou impensables, parfois en deçà de leurs figurations normatives. Elle serait d’abord plurielle, relative à l’élaboration propre des artistes ou duos d’artistes. Elle prolongerait indéfiniment le désir dans l’inquiétante étrangeté du conceptuel et du culturel. Elle se situerait, dans l’histoire de l’art, à la suite de l’économie du désir chez Duchamp où le sexe rencontre les turbines, les tubes, l’hydraulique, la mécanique, les mots, les dispositifs de voyeurisme.
Aujourd’hui, le sexe déborde, le sein scintille, le coït crépite au fond de l’écran. On filme et ça fascine. La pulsion scopique nous entraîne par le trou de la serrure et de l’« objectif » vers le trou du visible, au fond du trou et à la surface des trous. La polysémie délirante où se répand l’obsession sexuelle de l’inconscient réduit par métaphores l’univers à un ensemble de données partouziales. Sans compter les sons, les nerfs, la langue, les genres des noms et des êtres, indéfniment cis- ou trans-cendés selon l’impulsion et la traduction… Comment donc louvoyer avec la culpabilité du de la voyeu.r.se et de l’exhibition-niste, que poursuivent le sadisme social, l’hypocrisie puritaine ? Peut-on axiomatiser Vénus anadyomène, née de la castration d’Ouranos, mêlée de sperme, de sang et d’eau de mer ?

Cette exposition autour d’un érotisme voilé (ou de son anagramme, l’isomètre olive), voilé par l’élaboration conceptuelle, a réuni des artistes autour de cette réflexion. Elle rencontre les univers propres des artistes, mais aussi Erik Satie, Marcel Duchamp, Jorge Luis Borges, Kurt Vonnegut, les débats théologiques ou l’optique. La barre frontière du (non)rapport sexuel se rejoue dans le rapport Eros/ oeuvre. La salive, le sang, l’haleine, l’eau subtile, la coulure, la « puissance timide », les points de contact, les caresses, l’érection, l’élasticité, la fusion, divisent la volupté en certains de ses moments.
Les matières et les formes de Takesada Matsutani renvoient aux visions fantomales. La féminité chez Annette ­Messager est habitée par l’histoire des femmes et de la virginité. Le signifiant chez Gilbert Lascault interroge et excite le langage jusqu’à la critique d’art fictionnelle.
La combinatoire de Claudine Bohi et Germain Roesz transpose la rencontre amoureuse dans la géométrie errante des reflets et des réfractions, dans l’anneau de Moebius du toucher ou la méthode du miroir tournant. Antoine Poupel invoque le mythologique du côté d’un néopaganisme photographique. franckDavid scénographie le concept dans l’installation, métaphorise l’impalpable de la caresse et de la griffure. Les sculptures de Pierre Antoniucci ou les dessins à quatre mains d’Eric Duyckaerts et de Chloé Mathiez débordent Aphrodite par les jeux de langage et de textures, ainsi que par l’humour. Cet humour traverse l’Autoportrait/Nu de Vera Molnar, encre de jeunesse singulière. Chez Joël Leick, la place réservée à l’espace vierge, le fragmentaire allusif et le collage ouvrent le champ à l’imagination. Kanaria mêle enfance, peinture, céramique, animalité et sexualité.

Michel Lascault